Belle expo et découverte à Erfut !
Le réseau Gare de Saint-Claude a participé à l’exposition d’Erfurt (Allemagne-ex-RDA) du vendredi 13 au dimanche 15 février. La Gare de Syam était aussi de la fête.
L’aventure a commencé le mardi 10 après-midi avec le chargement des modules aux Grangettes puis un premier saut de puce jusqu’à Mulhouse. Repas du soir et hébergement chez Bernard. Mercredi matin, nos « compères » de Vesoul-Modélisme nous ont rejoints puis le voyage a commencé. Passage de la douane. Si du côté français il n’y a pas eu de contrôle, le véhicule de Christophe a été dévié pour une inspection côté allemand. Ne voulant pas nous perdre, nous avons suivi et avons fait signe aux policiers allemands que nous étions ensemble. Mais la langue de Goethe ne nous étant pas familière (pour ne pas dire étrangère) ce fut un peu compliqué de se comprendre. Christian en voulant sortir son portefeuille du manteau a fait de grands gestes qui ont incité le policier à prendre une posture de défense (à savoir un léger recul pour avoir une vision globale de la situation et la main sur son arme de service). Finalement, lorsque nous lui avons expliqué que nous allions à Erfurt pour une exposition de modélisme, et que Christophe, lui, a présenté sa carte d’ancien combattant de la Gendarmerie, tout est rentré dans l’ordre. Nous sommes repartis.
Vers 15h00 nous sommes arrivés à Erfurt. Déchargement des camions sur nos emplacements. Opérations facilitées par la possibilité de rentrer les véhicules dans la halle. En entrant dans la halle, des modélistes installaient le décor pour les véhicules radiocommandés. Assez impressionnant car il y avait des palettes de gazon et des mini engins de chantier pour « travailler ». Une ferme imposante était en cours de montage. Des voies de chemin de fer (LGB) étaient aussi installées. Sans s’attarder, nous montons nos réseaux puis repas en ville dans un restaurant en face de la gare. La ligne de tramway desservant la halle permettait d’accéder directement au centre-ville. Les camionnettes sont donc restées sur place. Un vrai plus !
Jeudi matin, nous avons mis en place les rames sur le réseau puis démarrage. André ayant modifié les raquettes du réseau était un peu inquiet puisqu’il n’avait pas pu faire d’essai. Mais il a été tout de suite rassuré. Tout a fonctionné quasiment du premier coup. L’après-midi a été consacré à une visite de la ville. Lors de seconde guerre mondiale, la cité a subi 27 bombardements. 17% de la ville sera ainsi détruite, bien moins cependant que d’autres villes qui seront détruites pour plus de la moitié (Brême, Hambourg…). Nous avons ainsi pu admirer de beaux immeubles.
Avec 205 000 habitants, Erfurt est une ville animée avec un beau centre-ville. Visite de la Cathédrale et passage sur le parvis de la Citadelle. Lors de nos pérégrinations, nos pas nous amènent Michaellistrasse, 12. Nos yeux sont attirés par un nom de restaurant français (Chez Laurent), un drapeau français et des menus en français. Bizarre ! Alors que nous regardions les menus, une personne est sortie et nous a demandé en français bien évidemment si nous voulions des renseignements. Voilà la conversation engagée. Nous réservons donc pour 18h00. En attendant l’ouverture, nous tuons le temps dans un salon de thé où nous dégustons un bon chocolat chaud (Kreuzgasse, 5). Le temps est venu de nous rendre Chez Laurent.
« Où avons-nous mis les pieds ? ». Alain qui entre en dernier dans la salle, découvre au premier regard sur la gauche un buste grandeur nature de Napoléon 1er. Il salue l’Empereur et son regard est alors attiré par un écran qui diffuse des images de reconstitutions historiques du Premier Empire. Laurent, le patron, français, est installé à Erfurt depuis une trentaine d’années. Il fait partie d’un groupe de « reconstituteurs ». Avec son épouse, ils participent ainsi à une bonne quinzaine de reconstitutions dans l’année. Mais ça ne s’arrête pas là ! Pensez-vous qu’il soit possible de causer plus qu’Alain et Bernard réunis ? Eh bien oui ! Cette personne existe en la personne de Laurent, « fin » connaisseur de la Chartreuse. L’abbaye mais aussi la liqueur. Pendant ses explications, l’impatience pointe chez les collègues. De l’entendre parler leur donne soif. Enfin, au bout de quarante cinq minutes, nous passons aux choses sérieuses. Bon repas. Laurent nous fait une initiation à la dégustation de ce breuvage. Il appelle ça « Le Chemin de la Chartreuse ». Cela prend trente minutes pour boire notre verre à liqueur, dorénavant nous ne boirons plus la liqueur de la même façon*.
Vendredi matin, il faut aller « travailler », quinze minutes de tram et nous sommes à pied d’œuvre. Ouverture des portes à dix heures. Les visiteurs sont là. Ce jour, nous verrons des écoliers et des passionnés. Maxime a trouvé une application internet sur mobile pour faire de la traduction simultanée. Les gens apprécient les deux réseaux, surtout les décors. Il faut bien reconnaître que cela n’a rien à voir avec ce qui est proposé par les clubs allemands. Mais, nous constatons une nette amélioration dans la recherche du détail. L’échelle reine est le TT. Ce qui est déconcertant sur leurs réseaux, c’est l’absence de fond de décor et le positionnement des réseaux à un mètre du sol. Pas facile de faire des photos sans photographier les gens derrière. Des membres de la Fédération allemande de modélisme viennent faire un petit tour. Sur les réseaux, ça roule. La Gare de Syam fait le plein avec la possibilité pour les enfants (et autres) d’effectuer des manœuvres avec le locotracteur sur la voie de service – Principe à étudier sur les prochains réseaux pour attirer les visiteurs et promouvoir notre loisir ? Se pencher sur la question. – A la fermeture du salon, les exposants en modélisme ferroviaire sont invités sur le stand de la MOBA (Modelleisenbahn) l’équivalent de la FFMF. Le soir, repas dans une pizzeria, très original. Pizzeria sur la place Anger. Lorsque nous nous présentons à la porte, il n’est pas loin de 21h00. Il y a la queue devant l’établissement. Pas sûr de pouvoir rentrer. Des couples devront encore patienter, mais nous, à six, pas de problème ! Optimisation de l’occupation des tables : une table de six est libre, on prend le groupe et non les individuels. Service ultra rapide : en quarante-cinq minutes, c’est réglé. Les apéros en même temps que les plats, le café et l’addition. Efficacité germanique. Mais nous, nous avions le temps !
Le samedi se passe sans souci. Des visiteurs qui posent quand même des questions. La qualité des décors des deux réseaux est appréciée. Comme tout est opérationnel, nous nous éclipsons de temps en temps pour visiter l’exposition. Sur la partie ferroviaire, des réseaux allemands de bonne facture, des boursiers, peu de stand de matériel neuf.
Christophe en profite pour faire quelques achats. Une pensée pour Christian Verne : un stand avec des tramways dans tous les sens, et ça marche du tonnerre de Dieu. Ça rappelle les bons vieux réseaux spaghetti des années 70. Dans le fond de notre halle, il y a un super stand avec des camions et des engins radiocommandés. Nous y avons vu de belles bêtes. Cerise sur le gâteau, à la fin de la journée, de vrais camions sont arrivés sur le parc de stationnement. Depuis trois ou quatre ans, les routiers viennent sur l’exposition avec leurs camions et font un tour de ville en emmenant des enfants très malades (cancer, etc.…). Puis au retour, il y a une petite fête avec les modélistes et les familles des enfants.
Le repas du soir se fera avec nos hôtes dans un restaurant du centre-ville. Spécialités culinaires de la région dans nos assiettes avec un air de « bistronomie » à la française. Nous avons un peu heurté nos amis allemands : « Vous n’aimez pas la bière ? ». Pendant le repas nous avons en effet préféré accompagner nos plats par du vin blanc de la région. Nous leur avons donc expliqué que nous mangions en buvant du vin plutôt que de la bière…. Au moment de prendre la commande du dessert, vers 21h55, le serveur est allé se renseigner en cuisine. En revenant, il a expliqué que nous devrions nous passer de dessert : pas de dessert (et de service) après 22h00, les cuisines ont été nettoyées. Un peu choquant, n’est-ce-pas ? Avant de rejoindre nos chambres, petit passage au bar de l’hôtel pour prendre un chocolat chaud. De quoi bien s’endormir.
Dimanche, ça roule toujours bien. Que demander de plus ? Arrive la fin de la journée, démontage et chargement des véhicules. C’est comme en France à cet instant de la journée : c’est la foire d’empoigne pour entrer les camionnettes. Nous regagnons notre hôtel avec les véhicules, le parc de stationnement à côté est bien pratique. Le repas du soir se fera dans un restaurant juste en face de la gare Willy Brandt am Fenster. Dans la salle de grandes photos de l’ancien chancelier : quand je dis grand, c’est grand ! Les photos mesurent au moins trois mètres sur trois et il y en a plusieurs. Et à ce moment, Maxime nous demande : « C’est qui ce monsieur ? »… Ce n’est pas de sa faute, il n’était pas né…
Lundi matin, petit-déjeuner très matinal, il y a de la route à faire. Surprise du matin, il a neigé dans la nuit. Pas grand-chose mais quand même entre cinq et dix centimètres. Le voyage va être galère. Mais bon, nous avons la journée pour rentrer. Les routes sont dégagées. Nous sommes ralentis sur une trentaine de kilomètres par un chasse-neige, interdiction de dépasser. Puis pluie au moment de recompléter les réservoirs. Grand soleil, mais bouchon sur l’autoroute au niveau de Rust (Europapark). Repas à la Cité du Train puis chacun reprend la route. Grêle sur l’autoroute entre Mulhouse et Besançon. Nous déposons André et la gare de St-Claude à Auxonne puis regagnons Pontarlier. Il est presque vingt heures lorsque tout est terminé.
Alain.
- L’abus d’alcool est dangereux pour la santé.



















































